"On ne fait pas dans la dentelle" 
La Loutre
20 septembre à fin octobre.

 C’est à Lille, rue Hegel qu’est né en 1967 La Loutre, aussi connu sous le nom de Jacques Flinois. Les Beaux- Arts d’Aix en Provence, l’Ecole de Trompe l’oeil et le travail de peintre en lettres sur le vieux port à Marseille furent ses premiers contacts avec les domaines artistiques et graphiques.

Le monde ouvrier de son enfance forge avec fracat sa volonté de confrontation direct et avec lui pas besoin de faire dans la dentelle.Ses nombreux voyages en Asie, dans le monde arabo-persique et au moyen Orient a nent sa perception et l’inspirent.

Dans les années 1980, La Loutre pose son sac et entame une collaboration avec le géant Disney, pour donner vie aux décors des dessins animés.

Cette expérience fût pour lui «une technique de grande cavalerie à la Hollywood» et un voyage dans le rêve exigeant , dont il sort épuisé et déterminé à sortir d’une prison du stress et du temps et ce au bout de vingt ans d’expériences.

Décidé à tout plaquer, il s’installe à Mayet, créant ainsi son atelier et décide de se mettre immédiatement au travail. Depuis, il ne s’est jamais arrêté.

Instinctivement, les visages s’imposent à lui. Il en peindra une vingtaine. Des portraits de stars, de femmes qui ont marqué l’histoire, d’hommes politiques ou de criminels, anonymes ou non.

La serie «Dentelles» constitue un tournant. Les visages de Simone Weil ou du compositeur Ravi Shankar par exemple y racontent d’abord une histoire, comme autant de livres ouverts sur leurs vies. Mais au détour de leurs visages, brodées point après point, des saynètes inspirées d’éléments clés de leurs existences forment sa dentelle.

A l’aide d’un pinceau très fin, l’Artiste fait surgir les bonheurs, fêlures ou noirceur des grands destins. Une invitation à laisser tomber le voile et à dé er les apparences.

La Loutre a également réalisé une série d’une vingtaine de toiles de portraits d’animaux appelée « Basse-cour sous Haute Tension ». Certains animaux ont une dentelle d’autres pas, en fonction de leur rôle : prédateurs, proies ou simples observateurs.

« Derrière le calme, le drame se profile»

En hommage à Joseph Kond, personnage ctif créé à la Deleuze, l’Artiste créé le personnage Joe Kond, une Mona Lisa qui lui est propre, satirique, joueuse et moqueuse des codes moraux de notre société.

Mais à travers toutes ces oeuvres, La Loutre ne cesse de questionner l’autre et soi même. Les notions de bien ou de mal et d’altérité. C’est au coeur de ces questionnements profondément humanistes que se trouvent ses grandes toiles à cires chau ées et huiles lustrées.

Pour lui pas de mondanité, place à ce qui parfois peu fâcher.